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J'emboîte le pas de quelqun...C'est sur que je me trompe de chemin!Photos, écrits... July 03 GrandirApril 12 Moi et LuiLe Bon,
le mauvais.
Stimulé par mon environnement
les deux,
vivent dans le personnage
que je suis et deviens.
l'un dénigre mon identité
l'autre valorise
celui qu'à mis au monde
ma maman.
Mon père
comme exemple ou pas
je grignote ma vie
pas à pas.
conscient
que les deux m' habitent
que les deux sont là.
Du bon ou du mauvais
je décide.
Mais !
Les deux m' habitent
les deux
font partie de moi.
Toy Colaço
© Colaço 2009 February 28 Intégration / Désocialisation ?L'avis du Migrant du 10 Février 2009 Par Colaço Antonio
Si je me trouve ici a vous parler de tout ceci c'est parce que j'ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires de sincérité qui essaient de comprendre le phénomène de la désocialisation et tentent d'enrayer le problème en y apportant un regard humain. J'ai alors trouvé qu'il était mon devoir en tant que migrant père de famille, d' apporter ma modeste contribution à leurs efforts. Sans eux, j'aurais continué à m'occuper de mes différentes passions dont la première c'est ma famille. Surtout croyez-moi, je dis toujours ce que je pense comme je le pense, d'ailleurs, j'aimerais vous dire avant de continuer mon explication, qu'en aucun cas vous devez y voir un message négatif, ce que vous devez retenir, c'est qu'il s'agit de mon opinion qu'elle est soutenue par mon vécu et celui de beaucoup de personnes de différentes origines que j'ai eu le privilège d'écouter s'exprimer sur le sujet, le seul but est d'amener d'autres éléments de réflexion. J'ai conscience que les propos que je tiendrais plus loin, peuvent choquer, mon souci a été de vous transmettre le plus fidèlement possible le sentiment des migrants, à l'égard de leur statut de migrants. Je pense aussi que si nous voulons vraiment partir d'un bon pied,faire du bon travail et être utiles, nous devrons reconnaître les sentiments qui animent chacune des cultures et nous interroger sur notre propre rôle à l'avenir. Je constate par contre, que ceux, qui essaient de comprendre la réalité des migrants, avancent avec des propositions pertinentes et utiles, auxquelles j'accorde toute mon attention et mon soutien inconditionnel. Par contre, ceux que pendant toutes ces années ont été occupés ailleurs, en sont toujours au point de départ, à se poser des questions. Le temps de la réflexion est révolu, c'est fait, le moment est venu d'agir. Les seules valeurs que je défends, sont celles du Multi-culturalisme. Récapitulatif historique Depuis que le Monde est Monde, que la société, a commencé à devenir Multi-culturelle, nous sommes au courant, nous l'avons étudié dans les cours d'histoire. Marco Polo, Vasco Gama, Christophe Colomb, en ont été de grands instruments de ces changements, avant eux, des civilisations entières, avaient déjà entamé le mélange des cultures. La révolution industrielle, en a donné encore une impulsion, l'évolution qu'a connu l'Europe ces dernières années, a encore fait évoluer les choses. Mais je ne vais pas vous remémorer toute l' Histoire, où je veux en venir, c'est que pendant que ma génération a grandit, le monde est devenu drôlement Multiculturel, alors que nous avons été éduqués, pour être des patriotes, la Nation avant tout, hymne-national en classe avant les cours, mais le patriotisme aveugle peut être quelque chose de très mauvais dans la société d'aujourd'hui. Dans le mien, il y a de la place pour tous les autres individus, toute origine et statut confondu. C'est une réalité et il y a de fortes chances que cela continue de se produire, que le mélange des cultures soit à l'avenir encore plus important. L'erreur, serait de ne pas éduquer et préparer nos jeunes à vivre pleinement la société Multi-culturelle qui est la leur. La loi Cantonale sur l'intégration et la prévention du racisme et son règlement d'application, réponds clairement aux questions que je pourrais encore me poser. La Déclaration Universelle du droit de l'Homme, efface totalement les doutes qui pourraient encore subsister
Désocialisation
Á retenir, que souvent les migrants, toute communauté confondu, ont en commun un handicap très important, peu ou pas de scolarité. Mis à part les difficultés liées aux autorisations de séjour, plus ou moins importantes selon les origines et les statuts, pour certaines familles pouvant aller jusqu'à plus de dix ans.
Ceux qui sont là depuis plus longtemps, ont pu prendre conscience de la réalité des Ritals, ont pu voir, la sympathie accordé aux Tamouls.
Ensuite, la guerre des Balkans et l'arrivée des réfugiés du Kosovo, Bosnie,Albanie etc. Aujourd'hui, on leur attribue une nationalité, mais à l'époque surnommés de youyous.
Á plusieurs reprises ils ont pu assister à des votations dont l'objet était le droit de vote des migrants, à chaque fois refusé, ce qui n'est pas dans leur milieu une surprise, ils connaissent le résultat à l'avance. Parmi ceux qui discutent de la démocratie, ce qui ressort souvent de ces discussions, c'est une question.
Comment peut on, vouloir l'intégration et la tolérance réciproque,prôner les valeurs démocratiques et en même temps refuser à une partie de la population, le droit de participer au débat démocratique ? A chaque campagne électoral visant les profiteurs en tout genre, ils se sentent particulièrement visés.
Dans la vie de tous les jours, ils doivent faire face au commun des citoyens, que fort des arguments qu'il entends à la télé ou dans les journaux, est très peu respectueux des migrants.
Dans ce contexte ils doivent éduquer leurs enfants en faisant face à un système scolaire exigeant et sélectif, qu'ils ne sont pas en mesure d'expliquer à leur enfants ou apporter le soutien qu'il faudrait du faite des ses propres limitations scolaires. Les enfants ne parlent pas assez bien la langue maternelle pour comprendre les parents et ceux-ci ne parlent pas assez bien ou pas le français pour expliquer, cela fini souvent en conflit.
Ce qui me choquera toujours, c'est d'entendre des gens qui ont suivi de longues études, critiquer d'autres gens, illettrés ou presque et les accuser de ne pas savoir s'occuper de leurs enfants. C'est forcément une attitude qui ne valorise en rien celui qui a fait des études.
Ensuite, entrent en jeux les différences culturelles qui peuvent être énormes d'une région à une autre dans le même pays.
Grâce au développement, nous sommes passés comme j'ai expliqué avant, d'un Monde Monoculturel ( chacun chez soi ), à un Monde Multiculturel ( chacun va où il entend pour s' en sortir ). Sans que rien n'ai été fait pour amortir l'impact de ces migrations dans la société. Le choc donne les résultats que tout le monde constate. Partout exploités par certains, qui ne font que aggraver les choses, si je devrais utiliser leur langage, je dirais que se sont, les ( vautours de la Société ) toujours à l'affût du moindre choc inter-culturel pour se nourrir. Comme je ne veut pas ajouter d' animaux à la liste, je dirais tout simplement, que se sont des opportunistes, ou plus couramment des profiteurs. Alors que pour les meilleurs de chaque communauté , Respect, loyauté honnêteté, Etc., les valeurs humaines ont la même signification pour tous et sont ressenties de la même manière dans les différentes cultures partout dans le monde. Pour ceux qui vivent en suisse pareil. Moi j'y vois-là, juste une façon de s'assurer son garde-manger, faute d'un vrai projèt pour les régions et pour le pays, les étrangers délinquants qui ne représentent que 1,30 % de l'ensemble de la population migrante suffisent à eux seuls à leur assurer une place dans la politique, mais pour que cela puisse durer, c'est clair qu'ils vont se battre pour que le peuple suisse n'accorde des droits politiques aux 98,70 % de migrants honnêtes qui contribuent chaque jour à l'économie du pays.
je serais tout de même curieux, de voir au moins une fois, un profiteur se dénoncer lui même.
Pour finir, comme on ne veut pas être comparés à n'importe quel oiseau et on ne sais plus de quelle couleur on est , quoi de plus naturel que de s'occuper de ses moutons.
Le phénomène, touche aussi les indigènes de la même manière, quant à moi, je crois que ce sont les meilleurs de chaque communauté, ceux qui pourraient nous épater pour leurs qualités humaines, qui se voient privés de participer et de donner de leur mieux pour la société Multiculturelle dans laquelle nous vivons.
Pour ne pas être pris dans le tourbillon de l'inconscience collective, les meilleures de chaque culture , dans un réflexe d'auto-défense, se mettent à l'écart et se font discrets.
La proposition de l'auteur
Ce qui va suivre, est le résultat de ma réflexion personnelle, s'appuie sur ma propre expérience de Migrant et surtout sur les conclusions que j'ai pu tirer des différents projets mis en place par le groupe Mozaik, des projets qui visaient améliorer la cohabitation dans les quartiers, ou encore ceux du groupe d'accueil,le centre des jeunes et le rôle de Seb dans l'évolution de ces jeunes qui fréquentent le centre me donne aussi à réfléchir, le rapport de Mme. Anne Rossier sur les quartiers de la Planchette ( Aigle ), à complété ma réflexion. ( vous en disposer sur demande ). Á la fin de l'année, j'ai pu assister à un concours d'avions en papier, cela a été un plaisir de remarquer parmi tous ces jeunes pilotes, que quelques uns étaient accompagnés de leurs pionniers des avions en papier ( Grand-père ). J'ai pu assister a une version du * Petit chaperon rouge *, très originale qui m'a donné encore quelques indications et un entretien avec notre président avant Noël m'a un peu calmé les ambitions et m'a mis au goût de la réalité. Très sincèrement, je suis très ambitieux, vis-à-vis de ce projet.
Que pouvons nous faire ?
Presque tout, parce que presque tout est a faire, cependant le travail que les uns et les autres ont fournit pour essayer de comprendre, n'aura pas été en vain puisque il va nous permettre d'agir en connaissance de cause et d'être plus ou moins surs du résultat que nous allons obtenir. Nous sommes arrivés à un stade, où toutes les cultures se côtoient, chacune voit les défauts de l'autre, jamais les vertus qui permettrait de faire le pas et de réaliser un beau mariage. C'est comme ça que je vois l'harmonisation de la société, par un mariage réussi, ou du moins, une cohabitation valorisante. Ce qui me préoccupe, c'est que nous allons léguer cette situation à nos petits-enfants, si nous ne faisons rien pour éduquer les plus jeunes à vivre dans une société Multiculturelle, dans les respect des origines et des cultures. Pour cela il leur faudra notre exemple, sans quoi nous les condamnons à vivre comme nous, désocialisés. Les incivilités en sont le premier signe.
Comment amener les communautés à se rencontrer pour leur donner la possibilité de se connaître, de se respecter et même créer des liens. l'expérience des cours de français est très démonstrative et nous donne la possibilité de conclure, qu'à partir du moment ou les communautés ont un intérêt commun, des affinités peuvent apparaître entre personnes d'origines différentes. Personne n'a demandé à côté de qui il allait s'asseoir pendant les cours.
Ce qui me laisse penser que quelqu'un extérieur aux quartiers ne peut harmoniser quoi que se soit dans le quartier, là-bas, il y a les règles invisibles que tout le monde respecte ( vis ta vie et t'occupe pas des autres ), mais, au travers d'activités tels que les cours de français, nous pouvons les faire se rencontrer en dehors des quartiers cela ne leur pose aucun problème et si nous restons attentifs nous pouvons faire en sorte que se soient eux, que y amènent l'harmonie. (association de quartier par exemple ).
C'est clair que tout ceci ne concerne que les migrants, les Suisses aussi sont concernés par ce problème de dé socialisation, nous n'allons tout de même pas leur proposer aussi des cours de français. Reste à trouver ce que toutes les communautés ont en commun.
Je crois l'avoir trouvé et je n'en doute pas que vous aussi. Et oui, les enfants, je pense que c'est envers eux, que nos efforts doivent se diriger. Nous devrons combler le vide pour ce qui est de leur éducation sociale et les faire participer activement dans des projets culturels et sportifs destinés à mettre en évidence les valeurs multiculturelles.
Toy Colaço
Auto-critiquesLes choses
n'arrivent pas par hasard
ne sont jamais
comme dans le papier c'est décrit
même si c'est moi
qui les subit.
Ce n'est pas de ma faute
je vous aurais dit
mais
ce n'est pas non plus
celle du stylo qui l'a écrit.
J'ai admis par erreur
que rien
je ne pouvais changer
résigné, j'ai accepté
assumé
ma condition d'étranger.
Ces quelques mots
récits
de mon histoire
ne sont pas à effacer
ma conscience me les pardonne
mais refuse
de les oublier.
Toy Colaço
Photo par toy January 18 Sur les traces des parentsUn étranger
qui n'en n'est pas un
c'est l'héritage
que lui laissent ses parents.
Forcé de grandir
dans le mauvais quartier
là ou vivent
ceux qui viennent de l'étranger.
À son égard
des préjugés
des clichés.
Je crains
qu'il ne débute son parcours
boitant des deux pieds.
La mère
arrivée chrysalide
n'est jamais devenue papillon
le père
arrivé jeune et puissant
n'a pas eu en mains son destin.
Pour eux
le retour au pays
c'est un rêve qui s'estompe
du pays
ne restent que des souvenirs
que plus personne ne trompent.
Leur choix
ne leur laisse que le choix
de rester et accepter
habiter le quartier
là où vivent
ceux qui viennent de l'étranger.
Toy Colaço
December 01 Les GensJ'ai vu des gens
qui avaient toutes les armes
et ne se battaient pas.
D'autres, armés de rien
affronter sans peur la vie
sans reculer d'un pas.
J'ai vu des gens
qui avaient toujours faim
malgré le ventre plein
ils se plaignaient de l'avoir plat.
d'autres, miséreux
partager leur pain rassis
avec d'autres
encore plus démunis.
J'ai vu des gens
courir après succès et fortune
et ainsi perdre l'amour.
D'autres, atteindre des sommets
parce que l'amour ils chevauchaient
J'ai vu des gens
batailler, se sacrifier, épuiser sa vie
pour le confort de ses enfants.
D'autres, leur tourner le dos lâchement
alors que les petits, croyaient en eux aveuglement.
J'ai vu des gens, assoiffés de liberté
persécutés, torturés
pour leurs convictions.
D'autres, qui n'en avaient point
devenir esclaves
d'un système malsain. J'ai vu des gens
à la conscience légère
s'envoler de joie.
D'autres, qui l'avaient lourde
succomber sous son poids.
Pour tout vous dire
je vois des femmes et des hommes
extraordinaires
d'autres
qui ne le sont pas.
Toy Colaço
September 12 LabyrintheDés les premiers pas,
dans le labyrinthe,
je commence à dépenser ma vie.
Forcé à marcher devant.
De pas ferme ou indécis.
Conquérant ou conquis
Innocent ou averti.
J'y laisserais ma jeunesse.
J'y laisserais ma vie.
D'avance je connais la sortie.
Face à l'incertitude du parcours,
avancer sans chemin précis
et trouver mon destin,
devient un compromis.
Seule ma conscience,
sera juge
des pas
que j'aurais accompli.
Toy Colaço
August 21 Routard Je suis fatigué !
Le sentier, rocailleux et poussiéreux,
que j'ai parcouru jusqu'ici,
n'a pas été facile.
Cette pierre sous le chêne, fera l'affaire.
Je me pose, mon sac à côté.
Je ferme les yeux .
L'ombre, adoucit ma mémoire,
me débarrasse de la souffrance,
du parcours qui m'a emmené jusque là.
J'ouvre les yeux.
Je regarde le chemin que j'ai parcouru
et celui auquel je songeais.
Sur le sable,
l'empreinte de ma vie, me rappelle,
que je dois toujours avancer.
Toy Colaço
June 08 Rêve imaginaire
Je suis resté abasourdi
j'aurais cru rêver
si je n'étais pas endormi
j'ai ouvert le dictionnaire
le mot étranger
avait été supprimé
Mal aimé?
Mal jugé?
Mal compris?
Il peine à passer pour un ami
- Va t'en rentre chez toi
j'entends dire parfois
comme si
une deuxième terre existait
pour accueillir les sans-toit
Privilégiés
peu concernés
s'obstinent
à ne pas comprendre
on a envie de s'y rendre
lorsqu'on y crois
la vie plus tendre.
Toy colaço Photo par toy
May 25 Migrant
Alors que je cherchais le bonheur
je fis connaissance
avec l'indifférence et la douleur.
L'indifférence de ceux
qui ne connaissent pas la souffrance
d'être partis ailleurs.
La douleur de ceux
qui ont cru que au loin
la vie serait meilleure.
L' indifférence de ceux
pour qui la couleur de peau
justifie préjugés
et mauvais sentiments.
La douleur de ceux
qui souffrent en silence
des humiliations
du fait de leur origine
ou de leur teint.
Au départ!
Ils ne prétendaient
que choisir leur destin
le destin n'a pas choisi
d'en faire des clandestins.
Perturbé par cette rencontre
je continue mon chemin
toujours en me demandant
comment va être fait demain...
Toy colaço Photo par toy
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